Des urologues américains ont greffé avec succès un pénis artificiel à un lapin. Cette première pourrait déboucher sur un nouveau traitement des dysfonctions érectiles.
L'équipe de l'Université Wake Forest, en Caroline du Nord, se spécialise depuis plusieurs années dans la création d'organes de remplacement. En avril, elle avait annoncé des greffes de vessies artificielles sur des humains.
Pour Assaad El-Hakim, professeur adjoint d'urologie à l'hôpital Royal Victoria, ces résultats sont "très prometteurs, mais très très préliminaires".Le Dr El-Hakim a étudié la technique de régénération tissulaire à Wake Forest. Il fait depuis juillet dernier des tests de greffe de vessies sur des chiens et des cochons, à Montréal.
La structure anatomique du pénis du lapin est similaire à celle de l'homme, dit le Dr El-Hakim. Par contre, il faut se souvenir qu'il est beaucoup plus court. Avec un organe plus petit, les vaisseaux sanguins sont moins problématiques. Mais chez l'homme, la vascularisation sera plus compliquée
Avant des tests chez l'homme, il faudra probablement passer par le chien ou des primates, selon le Dr El-Hakim. À titre de comparaison, la première greffe de vessie artificielle chez le chien a eu lieu en 1999, mais ce n'est que le mois dernier que la technique a été jugée opérationnelle pour l'humain.